16 avril 1944 : les Soviétiques assiègent Sébastopol

16 avril 2014

La XVIIe armée germano-roumaine qui est en pleine déconfiture a déjà perdu la moitié de son matériel dont ses armes et ses munitions et se réfugie tant bien que mal dans le périmètre de Sébastopol dont la conquête à coûté des milliers de morts.
Le général soviétique Tolboukhine engage contre la métropole des forces considérables pour écraser les unités affaiblies du Reich. Le général de l’Armée rouge dispose de la IIe armée de la garde, de la LIe armée côtière pour faire l’essentiel du travail.
Deux ans après le siège de Sébastopol par les troupes allemandes, ce sont maintenant les soldats d’Hitler qui y sont assiégés. Pendant ce temps des éléments de l’armée côtière s’empare de Yalta ville dont on reparlera en raison de la grande conférence diplomatique qui s’y tiendra.

Michelin s’associe à la commémoration de la Grande Guerre

16 avril 2014

Accompagnée d’une carte géante et inédite créée spécialement par Michelin pour l’occasion, une exposition “champs de bataille et terres de paix (1914-1918) est présentée au jardin du Luxembourg devant le “carré de l’horloge” jusqu’au 4 août 2014. Ce sont des documents uniques qui sont exposés gratuitement. Les photos sont des documents qui rendent hommages aux combattants disparus et n’empêche pas un regard vers l’avenir. “Les photos des paysages pacifiés donnent ainsi corps aux destins unis des nouvelles générations” indique la Mission du centenaire. C’est aussi une opportunité pour Michelin de revisiter son histoire et d’expliquer qu’elle a été une grande entreprise française au cœur de la guerre. Elle s’implique aujourd’hui pleinement dans la commémoration. Le jour de la mobilisation, ce sont deux mille hommes qui quittent soudain les usines de Clermont-Ferrand. Globalement, ce sont 3 405 ouvriers de chez Michelin qui sont effectivement mobilisés pendant la Première Guerre mondiale. 463 sont morts pour la France, 74 ont été portés disparus.
La loi Dabliez de 1915 décide le retour dans les usines des ouvriers qualifiés. Michelin insiste sur le rôle joué par les femmes dans les ateliers. “Leur dextérité est précieuse, leur engagement est total”. la création d’un secrétariat spécial permet à l’usine d’entretenir une correspondance régulière avec ses personnels qui sont sous les armes. Des centaines de lettres et cartes postales sont ainsi échangées. M. LUnant, un ancien instituteur entré au service chez Michelin en 1906 est le pivot de cette organisation. Le 30 décembre 1914 il reçoit cette lettre : ” Je viens au nom des ouvriers de l’usine de la 12e compagnie du 99e Territorial vous prier de vouloir bien remercier pour nous les non-mobilisés de l’usine pour l’agréable surprise qu’ils nous ont fait, nous les remercions d’autant plus car la boîte est délicieuse, cela nous a permis de faire notre petit réveillon des tranchées. Nous sommes en ce moment sur cette chère terre d’Alsace et tous faisons de notre mieux pour défendre la Patrie.
Michelin joue un rôle dans le développement de l’aviation. Dès 1913, les frères Michelin fournissent les pneumatiques au service de l’aéronautique de Meudon. Ils proposent même de transformer leurs usines clermontoises pour fabriquer des avions. Au cours de la guerre, Michelin va construire dans ses ateliers des Carmes près de 2 000 avions Breguet. En 1916, sept avions sortent chaque jour de ses ateliers. André Michelin a d’allieurs rédigé dès 1912 une brochure intitulée, notre avenir est dans l’air.
Michelin transforme dès septembre 1914 des bâtiments de stockage en hôpital de guerre. Le 22 septembre les premiers blessés y sont accueillis. Plus de 3 000 soldats convalescents vont s’y succéder.
Pour fêter un sicèle de cartographie au 1/200 000, Michelin publie pour chaque région une reproduction de la carte de l’époque et son équivalent aujourd’hui. Seize régions sont déjà rééditées. Il faut y ajouter six guides touristiques des “Champ de bataille”, La Marne et la Champagne, Verdun, l’Alsace Moselle, les Flandres et l’Artois, la Somme, le Chemin des Dames.

Reims et Ardennes : prêtre et grand Résistant, Mgr Jules Massin est décédé

16 avril 2014

Ardennais de naissance, figure de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, Mgr Jules Massin est décédé le mercredi 16 avril 2014. Il avait accueilli le pape Jean-Paul II à la basilique Saint-Remi de Reims, le dimanche 22 septembre 1996 à l’occasion du XVe centenaire du baptême de Clovis.
Il était le visage du Bon Pasteur de l’Evangile, il était habité par la bonté, le sens de l’écoute de son prochain, et tout au long de son ministère, son attention aux plus fragiles, sa faculté à s’adresser aux plus jeunes, sa force pour rendre l’espérance à ceux qui doutaient ont fait de lui un prêtre aimé de ses fidèles, un homme respecté dans la cité. Il s’est éteint à l’aube de ce mercredi de Semaine sainte. Le 23 décembre 1944, Jules Massin, 23 ans, est ordonné en compagnie de Jean Legin et de Pierre Jadot dans la chapelle du grand séminaire. Le 25 décembre 1944 à Haraucourt, tandis que les Ardennais se préparent à un second exode et franchissent la Meuse après l’attaque des Panzers en Belgique, il célèbre sa première messe en voyant passer, au-dessus de lui, les avions qui ravitaillent les assiégés de Bastogne. Il les bénit. Derrière ce jeune prêtre souriant et attentionné, se cache un grand Résistant. Lors du jumelage entre les combattants volontaires de la Résistance de Liège et ceux de la Marne, à Reims, il retrouve des visages connus lorsqu’il accueille l’importante délégation belge sur le seuil de Saint-Remi. L’instant est émouvant. Inoubliable.
Se souvient-on alors de l’agent du réseau « Comète » qui en juillet 1950 a reçu sur le parvis de l’Eglise Saint-Thomas de Reims, des mains de M. Voos, consul de Belgique au nom du roi, la médaille de la Résistance belge et la médaille commémorative 39-45 avec éclair d’or. « Je salue les mérites éminents de celui qui, soldat des forces françaises combattantes, réfractaire au STO, fut, dans le Luxembourg belge un bel organisateur au service de l’Intelligence service, pour aider, diriger, soutenir et faire passer la frontière à de nombreux aviateurs alliés. A l’arrivée de l’armée libératrice, il avait encore en garde vingt-cinq officiers et soldats US, c’est tout dire ». Le père Georges Michaux, ancien déporté-résistant, m’a confié : « Il se tait, il a fait beaucoup. Énormément. On n’en connaît pas la moitié. Il ne dit rien mais il faudra bien qu’un jour cela se sache. Croyez-moi, c’est un grand Français et un beau serviteur de Dieu ». Né au fond de Givonne en 1921, enfant de Sedan, il a été prêtre pendant trente ans à Reims, à Saint-Thomas, Sainte-Clotilde, aux Châtillons, à Saint-Remi, Saint-Maurice, Saint-Laurent ; vingt ans dans la vallée de la Meuse à Braux-Levrezy sous le cheval Bayard et les Quatre fils Aymon, à Revin. Il a aussi été chancelier de l’archevêché et a participé aux services à Saint-Jacques et à la cathédrale.
Il s’était retiré chez les petites sœurs de pauvres, rue de Bétheny où, tant que sa santé le lui a permis, il s’est fait serviteur et a tenu la main de ceux qui rejoignaient la Maison du père. La Résistance a perdu l’un des siens, les Marnais et les Ardennais un frère en humanité et un ami.

Anciens combattants et Mémoire : Kader Arif a composé son cabinet

16 avril 2014

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Kader Arif a composé son cabinet dont l’architecture est publiée au Journal officiel daté du mercredi 16 avril 2014 et cela vu le décret du 31 mars 2014 portant nomination du Premier ministre et le décret du 9 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement, sont désignés :
Directeur du cabinet : Manuel Bougeard.
Conseiller spécial : Guy Bono.
Conseiller chargé des questions mémorielles : Serge Barcellini.
Directeur adjoint du cabinet : Pascal Piat.
Chef de cabinet : Charlotte Dammane.
Conseillère pour la presse et la communication : Stéphanie Tisserond.
Conseiller pour les relations internationales : Bruno Gruselle.

70e anniversaire du débarquement : “Thérèse Bénédicte” va sonner à Bayeux

15 avril 2014

Bayeux, a été la première sous-préfecture libérée après le débarquement allié du 6 juin 1944. Le général de Gaulle y a prononcé un important discours politique. La ville préparent depuis des mois des festivités en phase avec le soixante-dixième anniversaire du D-Day. Elles commencent dès le mercredi 23 avril 2014, avec l’arrivée de la nouvelle cloche de la cathédrale qui n’en a pas reçu depuis 1858.
Le mercredi 23 avril, dès 8 h 30, la cloche baptisée “Thérèse-Bénédicte” quittera la fonderie Cornille-Havard, à Villedieu-les-Poêles (Manche), là ou elle a été fondue le 14 février 2014. « Ceux qui le souhaitent peuvent venir assister à son départ et à son arrivée à Bayeux », a confié à “Ouest-France” Sébastien Lecerf, président de l’Association Cloche de la paix et de la liberté pour la cathédrale de Bayeux. Pour son transfert, la cloche sera montée sur un camion qui ne sera pas bâchée de manière à être vue, tout au long de son parcours sur l’A84, en passant par Villers-Bocage et Tilly-sur-Seulles, jusqu’à son arrivée sur le parvis de la cathédrale de Bayeux autour de 10 heures. L’événement est ouvert au public qui est attendu nombreux pour la mise en place de “Thérèse-Bénédicte”.

“Orage d’acier”: les aviateurs et les légionnaires s’entraînent ensemble

15 avril 2014

Cet exercice conjoint de l’armée de l’air et des légionnaires porte le nom “Orage d’acier”, titre du livre d’Ernst Junger, racontant son vécu de la Première Guerre mondiale côté allemand qui débute à BAzancourt (Marne) pui à Orainville (Aisne). S’il y a un clin d’oeil en cette année du début de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, cet exercice témoigne aussi des entraînements conduits de manière à donner à nos forces une capacité opérationnelle optimisée. Du 14 au 25 avril 2014, l’exercice «orage d’acier» 2014 réunit le commando parachutiste de l’air n°20 (CPA 20) de la BA 102 “capitaine Georges-Guynemer” de Dijon et le 2e régiment étranger parachutiste (2e REP) dans la région de Calvi. Les aviateurs ont une dizaine de jours d’entraînement pour parfaire leurs capacités en interarmées.
Vingt-cinq aviateurs du CPA 20 et les hommes du 2e REP affinent leurs savoir-faire au cours d’exercices intenses qui font appel à toutes leurs aptitudes et compétences. Saut, tir, dropping en mer, aérocordage, assaut en mer ou encore appui aérien sont au programme. Plusieurs unités de l’armée de l’air sont présentes afin de soutenir l’exercice: l’escadron de chasse 2/4 «La Fayette», l’escadron d’hélicoptères 1/44 «Solenzara» et l’escadron de transport 1/64 «Béarn».
Cet exercice interarmées est reconduit depuis plusieurs années. Il a longtemps été réservé à des commandos parachutistes aguerris. “Il offre l’occasion de renforcer la mutualisation des moyens des armées et permet aux aviateurs de se mettre en situation tactique” indique-t-on au service d’information et des relations publiques de l’armée de l’air. Ces entraînements sont très utiles pour préparer nos forces aux Opex.

Grande Guerre : le Portugal s’inscrit dans une démarche mémorielle

15 avril 2014

Le Portugal, pays de l’Union européenne s’associe aux commémorations de la Première Guerre mondiale. Le programme de la Commission pour l’évocation du Centenaire de la participation du Portugal à la Grande Guerre, retient deux thèmes : la préservation de la mémoire collective auprès des générations d’aujourd’hui, l’hommage au sacrifice et à la générosité des Portugais, appelés à défendre les intérêts vitaux de la Patrie.
Le programme qui s’établir de 2014 à 2018 favorise la recherche destinée au développement de projets portant sur le thème le Portugal et la Grande Guerre, autour d’expositions, de séminaires, de conférences auxquels seront invités les écoles, les universités, les écoles militaires. Le ministère de l’Éducation et des Sciences met en œuvre d’un projet pédagogique consacré aux plus jeunes. En 2014, un hommage national sera rendu à l’effort de guerre des Portugais, avec deux temps forts en octobre : une séance solennelle d’évocation à la participation du Portugal à la Grande Guerre, qui aura lieu à l’Assemblée de la République le 7 octobre ; puis sur l’ensemble du territoire et devant plus de cent monuments des villes portugaises, un témoignage de reconnaissance et de respect sera adressé aux soldats de la Grande Guerre le 18 octobre.
De 2014 à 2018, les régiments encore existants et qui ont participé alors aux différents théâtres d’opérations, évoqueront leur histoire lors du jour férié des unités, et inviteront la participation les populations à l’hommage du pays à ses soldats tombés au feu. En 2016, année du centenaire de la déclaration de guerre contre le Portugal, un documentaire télévisé portant sur la participation portugaise à la Grande Guerre sera diffusé. Une exposition, consacrée aux raisons qui ont déterminé la participation des soldats portugais au conflit, sera inaugurée. Elle insistera sur la vie quotidienne des soldats portugais lors du conflit.
Le 9 avril 2018 marquera le centenaire d’une des plus sanglantes batailles que le contingent portugais a vécu en Europe : la Lys. Cet évènement est évoqué chaque année par la Ligue des Combattants du Portugal. Lors du Centenaire, les tombes des combattants au Portugal et en France mériteront de la part des autorités portugaises un hommage particulier. Toutes ces initiatives résultent de la coopération transnationale.

Seconde Guerre mondiale : le mot “aryen” enflamme la Russie

15 avril 2014

Alors qu’on se prépare à célébrer le soixante-dixième anniversaire des débarquements alliés et de la libération de la France (Vladimir Poutine est attendu le 6 juin 2014 à Ouistreham pour la grande commémoration internationale), un parlementaire pro-Kremlin en charge de l’Éducation, a appelé les Russes à “apprécier” leurs origines “aryennes”, qui doivent, selon lui, figurer dans les manuels d’histoire! Il est à l’origine d’un scandale que la presse russe relaie avec soin en ce mardi 15 avril 2014.
“Notre pays a une grande histoire. Une branche d’une tribu aryenne est descendue des Carpates (chaîne de montagne d’Europe centrale), s’est implantée pacifiquement dans la Grande Plaine russe, la Sibérie, la partie la plus froide de la planète, est allée jusqu’à l’océan Pacifique”, a déclaré Viatcheslav Nikonov, cité par le site officiel de la Douma, la chambre basse du Parlement. Ce peuple “s’est nourri des riches cultures de Byzance, de l’Europe, de l’Asie, a écrasé le plus épouvantable ennemi de l’Humanité, le nazisme, et a ouvert le chemin de l’espace”.
Les prises de position de Viatcheslav. Nikonov, petit-fils du ministre soviétique des Affaires étrangères Viatcheslav Molotov qui a signé le pacte germano-soviétique de non-agression entre l’URSS de Joseph Staline et l’ Allemagne nazie d’Adolf Hitler en 1939, font scandale dans une bonne partie de la presse russe et sur l’internet. Plus qu’avec la Russie, “il y a un lien étroit entre les aryens et la justification scientifico-historique du Troisième Reich”, observe le quotidien Vedomosti. “L’heure est venue de trouver une nouvelle identité super-ethnique des Russes : les Slaves deviennent des aryens”, ironise pour sa part le blogueur Iouri Magarchak,sur le site de la radio Écho de Moscou. Bref, de tels propos ainsi que la filiation de celui qui les a tenus suscitent de la passion et de sévères critiques portées par des historiens spécialistes du XXe siècle.

16 avril 1917-16 avril 2014 l’Aisne se souvient de l’offensive Nivelle

15 avril 2014

Comme chaque année à la date anniversaire de l’offensive du général Robert Nivelle, l’Aisne se souvient sur le terrain et invite tous les passionnés de la Première Guerre mondiale à y participer. La journée du 16 avril 2014 s’inscrit dans cette logique mémorielle avec une marche à l’aube dont le départ est fixé à 5 h 30 depuis la place de la mairie de Craonne et est précédé d’un prélude musical à partir de 5 heures. Cette marche sur les traces des poilus est commentée par Noël Genteur. Elle dure de 3 h 30 à 3 h 45 en raison des arrêts et des commentaires sur les combats qui ont eu lieu sur ce parcours. A la première halte a lieu une brève illumination du monument aux Basques.
A 10 h 30 à Corbeny à la salle polyvalente est prévu un spectacle musical par le Mcdonnell trio d’une durée d’1 h 20 Les trois musiciens croisent en chansons des regards français, allemand, irlandais, britannique et américain de la Grande Guerre. Cette initiative est signée de la Caverne du Dragon, musée du Chemin des Dames et par la bibliothèques départementale de l’Aisne avec l’appui de la médiathèque de Corbeny.
A 14 heures, c’est ine immersion de Vendresse à Cerny qui est proposée au départ de la place de la mairie de Vendresse-Beaulne. Il s’agit d’une promenade sur les traces des soldats du corps expéditionnaire britannique qui ont combattu au Chemin des Dames de la mi-septembre à la mi-octobre 1914. Le commentaire historique est assuré par Yves Fohlen, guide conférencier à la Caverne du Dragon.
De 17 à 19 h 30, au Vieux Craonne sont organisés trois concerts en plein air dans l’arboretum. L’accès est libre et les groupes se produisent sur une scène couverte.
Dans la soirée, de 19 h 35 à 20 h 45 un pique-nique est proposé sur la place de la mairie de Craonne où chacun amène pour soi et son voisin. De 20 h 45 à 21 h 15 une courte marche jusqu’au cimetière militaire de Craonnelle est possible. De 21 h 30 à 21 h 50 a lieu l’illumination du cimetière de Craonnelle avec des bougies, des feux de bengale. Une reprise de chants corses par le groupe Arapa est prévue avant le retour à Craonne.
De 22 h 15 à 23 h 30 une veillée causerie est conduite à la mairie de Craonne au cours de laquelle Philippe Salson, professeur agrégé d’histoire propose quelques histoires de civils dans la guerre. Franck Lesjean de l’Association archéologie de la Grande Guerre reprend des propos sur les souliers du soldat.

Libération de Berlin : une pétition pour retirer deux chars de l’Armée rouge

15 avril 2014

Le quotidien allemand “Bild” a lancé le mardi 15 avril 2014 une pétition qui fait déjà grand bruit pour faire retirer les deux chars soviétiques de la Seconde Guerre mondiale qui rappelent la libération de Berlin par l’Armée rouge en mai 1945 pour protester contre le rôle de Moscou dans la crise ukrainienne. “Au moment où les chars russes menacent l’Europe libre et démocratique, nous ne voulons pas de chars soviétiques à la Porte de Brandebourg”, est-il écrit dans le texte de la pétition qui a été déposé à la chambre des députés (Bundestag).
Qualifiant ces chars de “symboles martiaux de la guerre”, le quotidien allemand qui revendique plus de dix millions de lecteurs insiste: “Pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, la Russie a, par la force des armes, repoussé les frontières de la Révolution pacifique de 1989 qui avaient vu les dictatures communistes de l’Europe de l’est s’effondrer les unes après les autres”. “Bild”, qui a lancé cette initiative avec le tabloïd local BZ, estime que les troupes russes déployées à la frontière ukrainienne “menacent la liberté d’un État souverain”. “Nous, signataires de cette pétition, ne voulons pas accepter qu’au XXIe siècle, la force militaire soit de nouveau au service de la politique en Europe”, est-il encore écrit dans le texte publié par le quotidien admis comme le plus lu en Europe.
Tout en insistant sur le fait qu’il ne conteste pas “les souffrances immenses” du peuple Soviétique durant la Seconde Guerre mondiale, “Bild” invite ses lecteurs à découper le texte dans le journal, à le signer et à l’envoyer au Bundestag. Axel Springer, fondateur du journal “Bild” et du groupe de presse éponyme, est connu pour ses positions anti-communiste.
Le Mémorial soviétique, situé sur l’Avenue du 17 juin, non loin de la Porte de Brandebourg, est dédié aux 80.000 soldats de l’Armée rouge tombés durant la bataille de Berlin, en avril-mai 1945.

Les deux chars sont les premiers à être entrés dans Berlin à l’issue de la bataille.