28 juillet 1914 : Vienne déclare la guerre à la Serbie

24 juillet 2014

Le 28 juillet 1914, une nouvelle proposition de médiation des Anglais est présentée. Ils sont prêts à agir entre l’Autriche-Hongrie et la Russie et suggèrent la mise en place d’une conférence des ambassadeurs comparable à celle qui a été instituée au moment des guerres balkaniques. Après consultation entre François-Joseph, les chefs militaires et le gouvernement, l’ Empire autro-hongrois estime officiellement que la proposition de Londres est trop tardive et qu’il n’est plus possible de privilégier la diplomatie à l’action militaire. Vienne déclare donc la guerre à la Serbie.
A Berlin, Guillaume II tente d’éviter le pire et prend à son tour une initiative diplomatique mais qui repose sur des exigences inacceptables pour la Serbie. Il est prêt à définir un terrain d’entente entre l’Empire autro-hongrois et les Serbes à condition que ces derniers acceptent l’occupation provisoire de leur capitale. C’est imposer un rapport de forces et une pression contraires à l’exercice éclairé de la souveraineté.
A Saint-Pétersbourg, l’annonce de la déclaration de guerre à la Serbie conduit le tsar à prolonger la mobilisation partielle de ses armées. Reçu par Nicolas II, l’ambassadeur de France en Russie, Paléologue assure que Paris sera fidèle à ses engagements. Une intense activité diplomatique se développe entre Berlin, Saint-Pétersbourg et Londres. Les trois souverains sont en effet des cousins germains et descendent de la reine Victoria. Quelques rares optimistes pensent encore que cette parenté peut favoriser une solution de dernière minute évitant un conflit continental.

28 juillet 1944 : la lettre au cardinal Tisserant à Rome

24 juillet 2014

Le général de Gaulle adresse le 28 juillet 1944 une lettre au cardinal Eugène Tisserant, secrétaire de la congrégation pour l’Eglise orientale depuis 1936 et qu’il a déjà eu l’occasion de rencontrer notamment à la fin du mois de juin lors de son séjour en Italie et de sa rencontre avec le Pape. “J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la lettre que vous avez bien voulu m’adresser le 20 juillet”. Dans ce courrier le cardinal indique que la propagande allemande au Vatican fait courir le bruit que les troupes musulmanes du Corps expéditionnaire français (CEF) aux ordres du général Alphonse Juin se livrent à des violences sur les civils. Tisserant souligne que le Pape ne sortant pas, subit l’influence de son entourage mais il ajoute que les cas de mauvaises conduites sont très rares.
De Gaulle ajoute :” Je vous remercie d’avoir bien voulu me signaler la propagande insidieuse faite à l’égard du comportement de nos soldats musulmans. Je sais que tout cela a été exagéré. Je n’oublierai pas cette nouvelle marque de sollicitude que Votre Eminence a toujour témoignée à l’égard des intérêts de notre pays. Veuillez croire, Eminence au souvenir que je conserve des entretiens que nous avons eu à Rome et agréer les assurances de ma haute considération ainsi que de mes sentiments respectueusement et sympathiquement dévoués”.

27 juillet 1914 : l’Italie prépare sa neutralité

24 juillet 2014

En France, en particulier à Paris, des manifestations sont signalées le 27 juillet 1914 contre la guerre. Le Bureau socialiste international est convoqué pour le 29 juillet à Bruxelles. Les sections italienne, allemande et française viennent chacune avec un communiqué d’hostilté à la guerre et de refus d’un conflit capable de déchirer l’Europe. A Rome, il commence à se dire que le gouvernement ne s’engagera pas dans un conflit et qu’il défendra la neutralité.
A Vienne, la mobilisation de huit corps d’armée austro-hongrois est ordonnée par le gouvernement tandis que dans les rues des manifestants appellent l’Allemagne et l’Italie à respecter la Triplice et être prêts à croiser le fer.

27 juillet 1944 : les alliés approchent de Florence

24 juillet 2014

Les Allemands poursuivent le repli de plusieurs unités en direction de Florence poussés par les troupes du 13e corps britannique tandis que la 2e division néo-zélandaise s’empare de San Casciano. De son côté la 8e division anglaise qui appartient au 13e corps se dirige vers Empoli où elle compte atteindre l’Arno d’ici deux jours tout au plus.

26 juillet 1914 : des médiations incertaines

24 juillet 2014

Peut-on encore éviter la guerre? A Saint-Pétersbourg, un entretien que certains qualifient de décisif a lieu entre le chef du gouvernement et les ambassadeurs d’Autriche-Hongrie et d’Allemagne pour qu’une négociation directe s’opère avec les autorités à Vienne : “On considère que la situation est toujours sérieuse, cependant l’impression générale est meilleure. La journée de demain semble devoir être décisive”.
A Saint-Pétersbourg, Nicolas II fait passer le message. Si jamais il y a une mobilisation générale de l’Allemagne, les Russes mobiliseront massivement. A Londres sir Edward Grey suggère une conférence internationale pour décrisper la situation. Néanmoins il en est un qui n’est pas dupe sur l’issue. Il s’agit de Winston Churchill, Premier lord de la marine qui suspend toutes les permissions et met en état d’alerte les escadres de la Royal Navy.
A Paris, l’ambassadeur d’Allemagne fait une double démarche auprès du gouvernement français pour qu’il intervienne auprès des Russes et les dissuade de mobiliser leurs armées. En Allemagne, l’Empereur et tous les ministres qui sont en vacances regagnent la capitale. Quelles sont les intentions de Guillaume II? Peut-il jouer les médiateurs ou va-t-il se laisser tenter par un nouveau conflit? Personne n’ose répondre à cette question.

26 juillet 1944 : l’Armée rouge toujours à l’offensive

24 juillet 2014

A l’Est, les déconvenues allemands se poursuivent. Alors que la veille, les troupes de l’Armée rouge du 2e Front balte ont barré la route Dvinsk-Riga en Lettonie, les unités du 1re Front ukrainien encerclent Lwow alors que quatre colonnes blindées du Kremlin s’avancent vers Brest-Litovsk.
Le 26 juillet 1944, les éléments du Front de Leningrad aux ordres du général Govorov se détournent du front de Finlande pour se diriger contre les lignes tenues par le groupe d’armées du nord qui est désormais aux ordres du général allemand Schörner et ils enlèvent Narva, une petite ville d’Estonie.
En Pologne, de bonnes nouvelles proviennent du 1er Front biélorusse puisque des régiments atteignent la Vistule à l’est de Radom. Dans le même temps des chasseurs-bombardiers qui appartiennent à la 5e force aérienne américaine et qui assure une couverture allant de la Russie à l’Italie frappe des installations contrôlées par le Reich en Roumanie à hauteur de Ploesti et de Bucarest. Ils s’attaquent prioritairement à la production et au stockage du carburant.

25 juillet 1914 : le temps de l’escalade diplomatique

24 juillet 2014

Cette fois ce sont les journaux français qui semblent se réveiller ensemble et dire la danger d’une guerre qui menace vraiment l’Europe. On ne semble plus focaliser sur le procès Caillaux ou sur le voyage du président de la République Raymond Poincaré et du président du Conseil René Viviani mais on s’interroge sur les conséquences de la crise austro-serbe. A Berlin on s’agace et on laisse entendre que l’ultimatum envoyé à la Serbie n’a pas fait l’objet de la consultation des diplomates de Guillaume II. Néanmoins Jagow estime que la démarche conduite par Vienne est légitime et qu’il ne faut que des puissances qui n’ont rien à voir avec la tragédie du 28 juin 1914 se mêlent de ce qui ne les regarde pas.
Dans le même temps, la Serbie accepte neuf des dix points de l’ultimatum austro-hongrois mais refuse que la police autrichienne enquête sur son sol et demande un arbitrage international sur la question. L’ambassadeur austro-hongrois déclare que les relations diplomatiques avec la Serbie sont rompues. L’ambassadeur de Russie à Vienne qui négocie une prolongation de quarante-huit heures de l’ultimatum n’obtient pas gain de cause. La Grande-Bretagne intervient dans le même sens et Londres reçoit alors le soutien de Berlin!
Dans la capitale autrichienne, une manifestation réclame la guerre contre la Serbie. En fin de journée, alors que Saint-Pétersbourg apprend la rupture des relations diplomatiques entre Vienne et la Serbie, le tsar affirme que la situation ne le laisse pas indifférent et il demande que les mesures de pré-mobilisation soient appliquées. En Serbie, la mobilisation générale est décidée et le gouvernement serbe quitte Belgrade pour Nisch.

25 juillet 1944 : de Gaulle écrit au général Juin

24 juillet 2014

De Gaulle adresse un télégramme le 25 juillet 1944 au général Alphonse Juin, commnandant le Corps expéditionnaire français (CEF) en Italie. “Comme je te l’avais dit, mon intention est de te prendre avec moi comme chef d’état-major de la Défense nationale pour la période imminente de libération de la métropole et de réorganisation de nos forces”.
Le président du Gouvernement provisoire de la République française indique aussi : “Le général Béthouart ira prendre le commandement du 1er corps d’armée en remplacement du général Martin, qui recevra une autre affectation”. Avant d’insister : ” Ton arrivée ici est maintenant urgente. Je te prie de me faire connaître à quelle date tu seras disponible par rapport aux opérations du corps expéditionnaire en Italie”. Depuis le 21 juillet, le CEF a amorcé son retrait des opérations pour mettre ses unités à disposition du débarquement en cours de finalisation sur les côtes de Provence.
Enfin de Gaulle indique qu’il est d’intérêt général que le général Carpentier qui a rallié la France combattante en 1943 et a été chef d’état-major de Juin avant d’être nommé auprès du général de Lattre de Tassigny : ” assume sans arrière pensées, les fonctions de chef s’état-major de l’armée B tout au moins quelque temps. Veuillez le lui dire de ma part. A Bientôt. Amitiés.

25 juillet 1944 : MacNair, le successeur de Bradley tué

24 juillet 2014

Avec un retard de 24 heures sur le calendrier, l’opération “Cobra” est déclenchée. On sait que l’état-major alliée la privilégie pour faciliter la progression des troupes américaines en direction de Coutances dans la Manche, au sud-ouest de Saint-Lô.
Au cours des premières actions de l’opération et alors que les forces alliées se déplient, le général MacNair qui vient de remplacer à la tête de la 1re armée US le général Omar Bradley, est tué au cours d’un bombardement. Il doit être remplacé dans l’urgence par le général de Witt. Les unités du 7e corps US avancent en direction du sud sur la route relaint Périers à Saint-Lô.

Un ex-gardien présumé à Auschwitz meurt aux Etats-Unis

24 juillet 2014

Un Américain de 89 ans, présumé avoir été l’un des gardiens du camp de concentration et d’extermination nazi d’Auschwitz, est mort dans un hôpital juste avant qu’un tribunal américain n’approuve son extradition vers l’Allemagne a-t-on appris le jeudi 24 juillet 2014.
Johann Breyer, mécanicien retraité, né en Tchécoslovaquie d’une mère américaine, avait reconnu au cours de ses interrogatoire avoir avoir appartenu à une unité des Waffen-SS mais avait nié avoir été gardien dans le camp d’Auschwitz, en Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Johann Breyer avait émigré après la guerre aux Etats-Unis. “Je peux confirmer qu’il est décédé la nuit dernière”, a indiqué son avocat, Dennis Boyle. Breyer est mort après son transfert d’une prison vers un hôpital.
La nouvelle de son décès est intervenue au moment où la justice américaine autorisait son extradition vers l’Allemagne, qui comptait le juger. Il avait été appréhendé en juin à Philadelphie après un mandat d’arrêt international émis par les autorités allemandes qui le soupçonnaient d’avoir été complice, en tant que gardien du camp, de la mort de centaines de milliers de juifs en 1944.
“Il nie toute implication dans des crimes de guerre. Il n’a jamais été un nazi”, avait affirmé Me Boyle, indiquant que son client avait été prisonnier dans un camp en Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Selon lui, son client souffrait “de démence” et de “problèmes cardiaques”.On célèbrera en 2015, le soixante-dixième anniversaire de la libération des camps de concentration nazis par les troupes alliées.