Grande Guerre : Kader Arif à Reims ce mercredi 27 août 2014

27 août 2014

Au lendemain de sa confirmation comme secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, Kader Arif confirme bien sa visite marnaise en ce mercredi 27 août 2014 où il participe à Reims à un colloque autour de la Grande Guerre finalisé par le Grand Orient de France qui tient aussi son convent national dans la ville des Sacres. Après le premier conseil des ministres du gouvernement Valls II, il rejoint la Champagne et Reims.
14h55 : arrivée du Secrétaire d’État au Centre des Congrès (12, boulevard Leclerc à Reims)
15 heures : conférence Publique « L’Europe, un espoir pour les générations futures » (2e étage, amphithéâtre royal)
16h30 : prise de parole du Secrétaire d’État pour clôturer la conférence publique
17h15 : temps presse du Secrétaire d’État
17h55 : arrivée du Secrétaire d’État au Monument aux Morts de Reims
18 heures : cérémonie au Monument aux Morts
18h40 : arrivée du Secrétaire d’État à l’Hôtel de ville de Reims.
Kader Arif vient aussi à Reims dont le soixante-dixième anniversaire de la Libération est célébré le samedi 30 août 2014.

27 août 1944 : les Américains progressent vers Châlons et Reims

27 août 2014

Le 1er corps britannique atteint l’embouchure de la Seine le 27 août 1944 . Des unités du 2e corps canadien commencent la traversée du fleuve entre Elboeuf et Pont-de-l’Arche. Plus au sud dans la zone où se trouve le 12e corps, la 15e division traverse aussi le Saine sans en être empêchée à l’est de Louviers. Dans le secteur de Mantes-Gassicourt, les 30e et 79e divisions du 15e corps de la 1re armée US passent à l’attaque.
Le 20e corps américain qui est l’un des éléments forts de la IIIe armée du général George Patton avec sa 7e division blindée en tête marche sur Reims et atteint la Marne à Château-Thierry. Depuis Troyes dans l’Aube, le 12e corps américain se dirige vers Châlons-sur-Marne. En Bretagne, le 8e corps de la IIIe armée termine l’encerclement de Brest. A Paris, les généraux Eisenhower et Bradley, commandant le XIIe groupe d’armées rencontre le général de Gaulle au lendemain de sa descente triomphale des Champs-Elysées.

27 août 1944 : la 2e DB dépasse Le Bourget

27 août 2014

Dès le 27 août 1944, les soldats de la 2e DB encaissent de nouveaux coups de l’ennemi. Les groupes Langlade et Dio enregistrent de nouvelles pertes. Si la conquête du Bourget coûte douze tués et plusieurs blessés. Dirigeant les combats depuis un café de la Porte de La Chapelle, le général Leclerc s’insurge et accuse les Américains d’être en retard à gauche comme à droite. Il délivre alors l’une de ses savantes leçon de tactique pour faire échec à l’ennemi et pourtant il n’est pas en forme.
Il subit une attaque de paludisme et doit rentrer le soir aux Invalides pour recevoir des soins, en particulier des piqûres de quinine. Il est convaincu que dès le lendemain si toutes ses recommandations sont suivies, la 2e DB aura pris possession de Goness et Arnouville et pourra alors être relevée par la 28e division US qui doit défiler sur les Champs-Elysées.

27 août 1944 : Marseille et Lyon au programme

27 août 2014

La progression vers le nord des Alliés est de l’armée B du général Jean de Lattre de Tassigny depuis la Provence se confirme à une vitesse accélérée. C’est le long de la vallée du Rhône qu’on observe un certain nombre de mouvements enveloppants intéressants. La 3e division américaine approche de Montélimar alors que la 45e division qui a atteint Grenoble se propose de se diriger sans attendre vers Lyon même si la ville est solidement défendue. A Marseille il semble que désormais la garnison ennemie est prête à envisager la capitulation mais elle veut négocier sa reddition avec des officiers alliés.

27 août 1914 : Lanrezac agit vers Saint-Quentin

27 août 2014

Le général Joffre profite du 27 août 1914 pour rencontrer le maréchal French: ” Il préparait sa contre-attaque mais il sentait le besoin de se retirer plus loin qu’il ne l’avait cru d’abord” explique-t-il. En milieu de journée et cela pour soulager les Anglais, le généralissime demande au général Lanrezac de faire mouvement pour attaquer dans l’Aisne près de Saint-Quentin et ainsi de permettre aux Alliés de se reprendre.
Si les nouvelles pour l’Entente sont plutôt mauvaises, tout n’est pas perdu puisqu’en Galicie, les Russes progressent de manière significative en direction de Lemberg et s’emparent de Halicz et Tarnopol. Dans les Balkans, les Austro-Hongrois sont obligés de se replier et de laisser le sandjak de Novi-Bazar. En revanche en Prusse orientale, il semble que le général von François s’est emparé d’Uslau ce qui peut modifier la suite de la bataille de Tannenberg.

27 août 1914 : les Allemands à Mézières et dans l’Aisne

27 août 2014

De nouvelles mauvaises nouvelles arrivent sur le bureau de Joffre. Les Allemands sont bien en France. Ils sont dans le Nord et entrent à Lille. Ils prennent le contrôle de ville. Ils sont dans les Ardennes et s’emparent de la place forte de Mézières. La bataille court d’ailleurs depuis cette ville jusqu’à Dun dans la Meuse et les troupes françaises ne sont pas en bonne position.
Alors que des troupes anglaises parviennent à Ostende, le général Joffre ordonne à la Ve armée du général Lanrezac de contre-attaquer entre l’Oise et Saint-Quentin dans l’Aisne. La VIe armée est également envoyée en Picardie et commence à débarquer à Amiens pour mieux s’en prendre à l’aile marchante des forces d’invasion ennemies. A l’est la garnison de Montmédy tombe tandis que Longwy renonce après un siège de vingt-quatre jours.
Le Grand quartier général allemande demande à ses armées de foncer vers Paris. La 1re armée doit se mouvoir par le confluent de l’Oise et de la Seine en direction de la capitale tandis que la IIe armée doit faire de même entre La Fère et Laon. Les IIIe, IVe et Ve armées doivent passer par Château-Thierry, Epernay, Châlons-sur-Marne. Moltke communique à ses commandants d’armées : ” Les groupements anglo-français du Nord et du Centre peuvent après la perte de la ligne de la Meuse, opposer une nouvelle résistance derrière l’Aisne. La ligne de résistance suivante serait sans doute la Marne, l’aile étant appuyée sur Paris. Toutes les armées devront opérer un parfait accord et s’entraider pour la conquête des différentes coupures”.
A Berlin, les communiqués martiaux sont proclamés et publiés : ” Les armées allemandes sont entrées en France, de Cambrai aux Vosges après une série de combats continuellement victorieux. L’ennemi en pleine retraite n’est plus capable d’offrir une résistance sérieuse”.

Kader Arfi confirmé au secrétariat d’Etat aux Anciens combattants et à la Mémoire

26 août 2014

Le mardi 26 août 2014, Kader Arif a été confirmé dans le deuxième gouvernement dirigé par Manuel Valls comme secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire. D’abord ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé aux Anciens combattants lorsque Jean-Marc Ayrault était Premier ministre, son portefeuille a été élargi à la Mémoire mais intégré à un secrétariat d’État avec l’arrivée de Manuel Valls à Matignon.
En cette année du début du centenaire de la Grande Guerre, du soixante-dixième anniversaire des débarquements et de la libération de la France, mais encore du soixantième anniversaire de la fin de la guerre d’Indochine, du quatre-vingtième anniversaire de l’armée de l’air, sa confirmation n’est pas une surprise alors que les cycles mémoriels vont être encore très présents dans cette seconde moitié du quinquennat de François Hollande. Ancien député de Haute-Garonne, Kader Arif est considéré comme proche du chef de l’État.

Un an après sa mort, une bande dessinée retrace la vie d’Hélie de Saint Marc

26 août 2014

Le 26 août 2013 disparaissait le commandant Hélie de Saint Marc, grand-croix de la Légion d’honneur, une figure de France. Résistant à 18 ans, déporté au camp de concentration nazi de Buchenwald puis officier dans la Légion, il est putschiste pendant la guerre d’Algérie par respect de la parole donnée. Son œuvre dense de réflexion et d’humanité et une interpellation sur le sens de l’engagement et du don de soi pour son pays. Homme profond, d’une vraie gentillesse il a toujours mis en cohérence ses paroles et ses actes.
Une bande dessinée retrace désormais son itinéraire et est le fruit du travail partagé entre Pierre-Emmanuel Deuqest et Jean-François Vivier. Le premier est dessinateurs, le second est aujourd’hui directeur de collection BD d’Artège et souhaite développer la BD historique pour sensibiliser chacun aux grandes figures de notre histoire contemporaine. “De la Résistance à la guerre d’Algérie, en passant par trois séjours en Indochine, le destin d’Hélie de Saint Marc concentre les épreuves et les engagements de toute une génération.
Hélie de Saint Marc était un homme courageux et méditatif, tolérant et révolté, en un mot déroutant. A la lumière de son aventure, cette BD, reprend les thèmes qui traversent la vie de ce témoin du XXe siècle : le courage, l’engagement, la fidélité, l’honneur, l’amour, la prison, la mort, le sens de la vie” est-il mentionné dans la présentation de l’ouvrage.
Publié chez Artège et disponible à compter du 4 septembre 2014. Format 24×32, 64 p., 14,90 euros.

Le commandant Jean Sauvage du “Normandie-Niemen” est décédé

26 août 2014

Les aviateurs sont en deuil. L’un des as de la Seconde Guerre mondiale encore en vie du prestigieux régiment “Normandie-Niemen” unité compagnon de la Libération est décédé. Le commandant Jean Sauvage nous a quittés le vendredi 22 août 2014 à l’âge de 97 ans. On l’a appris ce mardi 26 août 2014.
Jean Sauvage est né le 8 avril 1917 à Fontenay-sous-Bois. Il s’engage en 1935 pour trois ans dans l’armée de l’air au titre de la 5ème compagnie de l’Air de Chalais-Meudon, dépendant du bataillon de l’Air n°107 de Villacoublay. Il est admis à suivre les cours de l’école de pilotage de Bourges. Il est breveté pilote le 9 avril 1936, puis nommé sergent le 21 mai 1936. Le 1er juin 1936, il est détaché comme élève à l’école civile Caudron de Royan. Le 21 juillet 1936, il est affecté sur la base aérienne 109 de Tours, puis à la base de Chartres, le 1er Décembre 1936. Il se rengage le 13 septembre 1938 et il est nommé sergent-chef le 1er octobre 1939. Le 6 décembre 1939, il rejoint l’École de l’air de Versailles et nommé sous-lieutenant le 20 décembre 1939.
Alors que la guerre est déclarée depuis plusieurs mois, Jean Sauvage est affecté au groupe de chasse (GC) III/3 le 19 mars 1940. Il inaugure son palmarès le 12 mai 1940 en abattant en collaboration deux Henkel 111. Il récidive le 20 mai en abattant un nouveau He 111. Il rejoint Perpignan le 17 juin 1940, puis gagne l’Afrique du nord et arrive à Alger. Il est transféré à Fez, le 12 juillet 1940. Il est mis en congé d’armistice le 1er novembre 1940.
Rappelé, il est affecté au GC III/6 le 65 novembre 1941. Nommé lieutenant le 20 décembre 1941, il est stationné avec le GC III/5 à Sfax en Tunisie du 29 mai au 25 juin 1942. Après le débarquement anglo-américain en Afrique du nord et le ralliement aux Alliés, il continue sa carrière dans l’armée de l’air et le 14 octobre 1943. Il fait partie des rares pilotes français qui remportent une victoire au cours de la campagne d’Afrique du nord de 1943 en abattant un nouveau He 111 au-dessus de Cap Tenès en Algérie.
Volontaire pour le “Normandie”, il y est affecté le 25 octobre 1943. Il rejoint le groupe le 7 janvier 1944. Il est affecté à la 3e escadrille “Cherbourg”. Le 27 octobre 1944, il obtient sa seule et unique victoire sur le front de l’Est en abattant un Fw 190. Jean Sauvage fait partie des permissionnaires pour la France, le 12 décembre 1944. Il est nommé capitaine quelques jours plus tard et termine ainsi la guerre avec cinq victoires homologuées et le statut d’As.
Le 1er juin 1945, il est affecté au groupe de transport III/15 “Maine”. Le 1er mars 1946, il est détaché au ministère des Travaux Publics et des Transports avant d’être dégagé des cadres sur sa demande. Le 1er janvier 1952, il est promu commandant dans le corps des officiers de réserve et termine sa carrière de pilote comme commandant de bord à Air France.
La mémoire du commandant Jean Sauvage sera évoqué le samedi 13 septembre 2014 à Paris, où l’association «le mémorial du Normandie-Niemen» organise une journée en l’honneur des pilotes et mécaniciens du régiment de chasse de 1942 à 1945, «et particulièrement ceux qui auraient eu 100 ans au cours de l’année 2014».
Une messe se tiendra à 10h30 en la chapelle de la paix aux Invalides, puis une gerbe sera déposée sous l’Arc de triomphe en fin d’après-midi avec ravivage de la flamme. Le “Normandie-Niemen” est très connu en Champagne puis qu’il a longtemps stationné sur la BA 112 “commandant Marin-la-Meslée” de Reims et lors de sa mise en sommeil ses traditions ont été conservées sur la base rémoise. Réactivé sur Rafale, le “Neu-Neu” stationne désormais sur la base de Mont-de-Marsan.

26 août 1944 : de Gaulle descend les Champs-Elysées

26 août 2014

Le 26 août 1944 à 15 heures, le général de Gaulle commence depuis l’Arcde triomphe sa descente des Champs-Elysées avec les poids-lourds du Gouvernement provisoire de la République française et de la France combattante. Il y a près de lui Alexandre Parodi et André Le Troquer mais surtout Georges Bidault, président du Conseil national de la Résistance, le général Philippe Leclerc, commandant de la 2e DB, le général Alphonse Juin, l’amiral Georges Thierry d’Argenlieu, le général Martial Valin, les préfets Flouret et Luizet. Il y a aussi les membres du CNR. De très nombreuses images de liesse sont filmées et diffusées dans le monde entier.
Le cortège qui est acclamé se dirige vers la cathédrale Notre-Dame mais soudain pas très loin du parvis, des tirs retentissent. Des gens se mettent à plat ventre. La correspondante US de guerre Helen Kirkpatrick écrit : ” Je ne suis pas du genre à croire aux mircles, mais seul un miracle a empêché les généraux français ainsi que moi-même d’être tués. Un miracle aussi est que les Allemands et la Milice sont de mauvais tireurs”. De Gaulle confie à sa femme que ce n’est qu’un incident mineur et sans conséquence mais on relève de nombreux blessés qui sont transférés dans les hôpitaux de la capitale déjà surchargés en raison des combats de la libération.
De Gaulle ne reste pas très longtemps dans la cathédrale même s’il y entonne le Magnificat. Il tient à veiller sur la situation militaire alors qu’il est persuadé que les Allemands vont tenter une contre-offensive au nord de Paris.