Grande Guerre : les chiffres concernant les fusillés pour désobéissance militaire confirmés

24 octobre 2014

Le Service historique de la Défense après avoir à la demande de Kader Arif, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants et de la Mémoire dépouillé la totalité des archives des conseils de guerre, aussi bien pour la zone des armées, déjà très étudiés que pour l’arrière ou l’outre-mer a confirmé les chiffres concernant les fusillés pour désobéissance militaire. Ils sont désormais établis pour l’ensemble des condamnations documentées dans les archives de la justice militaire qui sont désormais librement communicables.
C’est ainsi que les fusillés dont la condamnation est documentée par les archives militaires attestent que pour désobéissance militaire, il a eu 522 hommes concernés aux armées, 6 en régions militaires, 1 à Paris et 34 outre-mer soit un total de 563. En ce qui concerne les condamnés de droit commun 43 l’ont été aux armées, 17 en régions militaires, 3 à Paris, 73 outre-mer soit un total de 136. Ceux qui ont été condamnés pour espionnage sont 82 aux armées, 24 en régions militaires, 14 à Paris, 6 en outre-mer soit un total de 126. Le total de tous ces catégories donne un chiffre de 825. Dans le temps, cela se répartit de la manière suivante, 125 en 1914, 237 en 1915, 110 en 1916, 74 en 1917, 12 en 1918 et 5 entre 1919et 1921 ( pour actes accomplis durant la période des hostilités).
Dans un autre tableau qui recense les fusillés après jugement documentés par d’autres sources ( dont le fichier des morts pour la France et les archives des unités et états-majors), les historiens et le ministères affirment qu’il y a eu 49 fusillés pour désobéissance militaire de manière attestée, 5 pour crimes de droit commun ou trahisons et 47 pour motifs inconnus, soit un total de 101.
Enfin un dernier tableau fait état des fusillés sans jugement. Il y en a eu 27 qui ont été fusillés pour désobéissance militaire documentées par les archives militaires mais sans jugement, 55 exécutés sommairement et identifiés dans les archives militaires soit un total de 82.
Cet inventaire présenté par le secrétaire d’Etat accompagne la numérisation des archives des conseils de guerre relatives aux fusillés, soit 120 000 images qui seront consultables à partir d’une base sur le site de Mémoire des homme et cela comme le président de la République s’y est engagé. Cette sera consultable sur des bornes interactives installées dans les salles du musée de l’Armée consacrées au fusillés et que Kader Arif doit inaugurer le jeudi 6 novembre 2014.

L’Autriche inaugure un monument aux déserteurs de la Wehrmacht

24 octobre 2014

L’Autriche a inauguré le vendredi 24 octobre 2014 en plein centre de sa capitale Vienne un mémorial qui rend hommage aux déserteurs de la Wehrmacht. Il s’agit d’un acte symbolique important dans ce pays qui a longtemps mal à assumé son passé nazi. Le mémorial, un monument en béton en forme de croix de Saint-André symbolise “la situation de l’individu face au pouvoir”. Il est érigé sous les fenêtres de la chancellerie et de la présidence de la République, à une encablure de la Place des Héros, la célèbre Heldenplatz où 250.000 personnes avaient ovationné Adolf Hitler lors de l’Anschluss de 1938.
Plusieurs centaines de milliers d’Autrichiens ont été enrôlés dans l’armée nazie et quelque 1.500 d’entre eux, selon les historiens, ont été exécutés pour avoir refusé d’en porter l’uniforme. “Ce mémorial marque la différence entre la fidélité et la loyauté dues aux forces d’un État démocratique, et le droit de résister à celles d’une dictature criminelle”, a déclaré le président de la République autrichienne Heinz Fischer, qui a inauguré le monument. “L’armée de Hitler n’était pas notre armée”, a ajouté le chef d’État.
L’Autriche, où la fédération des anciens combattants revendique plus de 200.000 membres et sympathisants, n’a réhabilité les victimes de la justice militaire nazie qu’en 2009, comme l’Allemagne. “Jusqu’à très récemment, les déserteurs étaient considérés par beaucoup comme des traîtres, voire des assassins de camarades”, rappelle Walter Manoschek, professeur d’histoire contemporaine à l’Institut de sciences politiques de Vienne et spécialiste du sujet.

Reims : le mois du film documentaire évoque la Grande Guerre

24 octobre 2014

En cette première année du centenaire de la Première Guerre mondiale, la bibliothèque municipale de Reims adapte sa programmation de novembre 2014 à ce temps mémoriel. En complément des expositions proposées dans le thème de la Grande Guerre, à partir du jeudi 6 novembre et jusqu’au samedi 29 novembre, la médiathèque Jean-Falala suggère une plongée documentée au cœur de cet effroyable conflit du XXe siècle avec le « Mois du film documentaire ».
Cette douzième participation au « Mois du film documentaire » – opération nationale – est donc centrée sur la Première Guerre mondiale. La sélection comporte des films d’historien avec des images d’époque, des récits de poilus mais aussi des films qui abordent des aspects moins connus, voire polémiques : l’enrôlement de combattants dans les colonies africaines, sujet du film Dans les tranchées l’Afrique, l’aventure ambiguë de Florida Sadki ou l’exécution des soldats rebelles dénoncée dans Fusillés pour l’exemple de Patrick Cabouat.
Jeudi 6 novembre à 19 heures : Juste avant l’orage (1 h 30)
Samedi 8 novembre à 14 h 30 : L’Héroïque cinématographique (48 min.)
Samedi 8 novembre à 15 h 20 : Fusillés pour l’exemple (52 min.)
Jeudi 13 novembre à 19 h : Nom de code : Poilus d’Alaska (1 h 30)
Samedi 22 novembre à 14h30 : Dans les tranchées l’Afrique, l’aventure ambiguë (52 min.)
Samedi 22 novembre à 15h30 : Mourir pour la patrie : De l’école aux tranchées (52 min.)
Jeudi 27 novembre à 19h : Paroles de poilu (1h20 min.)
Samedi 29 novembre à 14h30 : La Grande guerre en chansons (57 min.)
Samedi 29 novembre à 15h30 : Les Français dans la Grande Guerre (52 min.)

L’ONACVG présente son contrat d’objectif 2014-2018

24 octobre 2014

Le conseil d’administration de l’Office national des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG), présidé par Kader Arif, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, s’est réuni le lundi 20 octobre 2014, et a voté le contrat d’objectif et de performance (COP) de l’établissement public. Conclu pour une période à forte valeur symbolique (2014-2018), qui couvre le Centenaire de la Première Guerre mondiale, le COP passé entre le Gouvernement et l’ONACVG précise les orientations qui seront mises en œuvre par l’Office.
L’ONACVG conserve pour principales missions de veiller aux droits à la reconnaissance et à la réparation de ses ressortissants (anciens combattants, victimes de guerre et du terrorisme et leurs ayants-cause, pupilles de la nation). Il est aussi l’opérateur du ministère de la Défense pour la promotion des valeurs de la République et de la mémoire combattante.
L’ambition de ce contrat est double :, faire évoluer l’établissement pour mieux correspondre aux attentes et besoins de ses publics, notamment à la nouvelle génération du feu, et consolider son rôle d’opérateur majeur de la politique mémorielle. Plusieurs mesures importantes ont été votées :
– La reconnaissance au service des ressortissants de toutes les générations du feu (allégement des critères d’attribution de la carte du combattant…)
– Engager progressivement, dans un processus interministériel et concerté, le transfert des établissements médico-sociaux de l’Office à des acteurs professionnels spécialisés du secteur social et médico-social public.
-Rendre plus visible et plus efficace l’action sociale de l’ONACVG en informant et en identifiant le plus grand nombre de ses bénéficiaires.
-Garantir une meilleure prise en compte des nouvelles générations de ressortissants en renforçant l’accompagnement des militaires blessés et de leurs familles.
– Participer à la solidarité intergénérationnelle et d’insertion professionnelle grâce aux recrutements de jeunes en service civique et en emplois d’avenir.
– Faire rayonner le symbole du Bleuet de France notamment grâce à la mise en place de nouveaux partenariats avec le monde sportif.
-Consolider l’ONACVG comme acteur majeur de la politique mémorielle avec le développement de ses relais locaux et la mise en place d’une nouvelle organisation de la filière mémoire pour les services départementaux.
– Créer un véritable pilotage des hauts lieux qu’il gère, coordonner leurs activités, et mettre en oeuvre un programme pluriannuel d’animation conjointement avec la Direction mémoire patrimoine et archives (DMPA) du ministère de la Défense.
-Valoriser les sites de mémoire en continuant à assurer la réalisation de la programmation pluriannuelle de rénovation des sépultures de guerre.
-Développer le tourisme de mémoire tout en favorisant la préservation et la visibilité des hauts lieux de la mémoire nationale et des nécropoles nationales.

Opex : raid massif contre Daesh en Irak

24 octobre 2014

Les forces de la coalition, dont les forces aériennes françaises, ont participé à une frappe massive dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 octobre 2014 et détruit un centre d’entraînement du groupe terroriste Daesh en Irak. Cette mission a été menée dans la région de Kirkouk, a précisé le général d’armée Pierre de Villliers, chef d’État-major des armées. “Cette nuit, nous avons fait une grosse opération en Irak. Nous avons détruit des bâtiments dans lesquels Daesh produisait leurs pièges, leurs bombes, leurs armes pour attaquer les forces irakiennes”, a expliqué le général de Villiers au micro d’Europe 1.
Et d’ajouter : “J’ai eu le résultat cette nuit vers 01h00 du matin et nous avons fait douze buts”. Le Général a bien évoqué la destruction de douze bâtiments et plusieurs bombes larguées par deux Rafale français. “On leur a fait mal cette nuit”. “Davantage de Rafale pourraient être déployés “si nécessaire”, a confirmé le chef d’état-major des armées. Neuf de ces appareils sont actuellement prépositionné dans le Golfe pour agir en coordination avec la coalition. Il s’agit de la première participation des forces françaises à un raid de masse, selon l’état-major des armées.

24 octobre 1914 : les Français reprennent Melzicourt (Marne)

24 octobre 2014

Dans l’Argonne marnaise, les soldats français ne s’en laissent pas compter et le 24 octobre 1914, ils reprennent le petit village de Melzicourt. Les journaux vantent ce modeste fait d’armes pour dire qu’à l’ouest de l’Argonne l’ennemie cède et que cela est d’autant plus symbolique qu’on n’est pas très loin du célèbre champ de la bataille de Valmy en septembre 1792. On vante les pantalons rouges, soldats de l’automne 1914 qui ont la foi des soldats de la Révolution!
Les combats sont également très violents autour d’Ypres en Belgique. on signale de sévères accrochages à Langemark, Zonnebeeke, Dixmude et l’on insiste sur la vaillance des fusiliers marins de l’amiral Ronar’ch. Dans le domaine des oeuvres sociales, on indique que la comtesse Murat prend en charge l’hébergement et le financement de l’association caritative destinée à faire parvenir aux combatants sur le front : ” en moins de vingt-quatre heures par des camions et fourgons automobiles directement envoyés aux armées, tout ce qui est urgent pour les préserver du froid”.

24 octobre 1944 : de Gaulle et l’avenir des Services spéciaux

24 octobre 2014

Le général de Gaulle dans un courrier du 24 octobre 1944 évoque avec Jacques Soustelle, chef de la Direction générale des études et recherches (DGER) à Paris qui est la nouvelle appellation des Services spéciaux de l’avenir de ces unités si précieuses.
” En raison du succès de la Bataille de France, succès auquel ils ont tant contribué, nos Services spéciaux voient arriver à leur terme une partie de leur tâche : l’action en territoire métropolitain. Sous votre direction, les Services ont maintenant, à s’organiser et à agir en vue d’un rôle extérieur, non point nouveau pour eux mais très élargi en même temps, il leur appartient de veiller à la sécurité militaire du pays. Au moment où se transforment ainsi leur mission et leur devoir, je tiens à vous dire, et vous prie de le communiquer à tout le personnel, à quel point j’ai été satisfait des mutiples et courageux efforts des Services spéciaux et combien j’ai confiance en tous pour s’acquitter désormais du rôle capital, mais assez profondément modifié qui leur incombe au service de la patrie”.

24 octobre 1944 : l’opération “Independence” engagée

24 octobre 2014

En Europe occidentale, sur la côte hollandaise, la 2e division canadienne de la 1re armée commence sa marche le long de l’isthme de Beveland. Dans le Brabant sur le front de la IIe armée britannique, la 7e division blindée et la 53e division d’infanterie du 12e corps parviennent à Bois-le-Duc. Alors que sur les fronts des trois armées, les 1re, 3e et 9e armée du XIIe groupe tout semble brutalement arrêté, la 3e division du 6e corps US augmente sa pression sur la route de Saint-Dié qui est toujours bien défendue par l’ennemi.
La 45e division du 6e corps US s’empare du village de Mortagne. Le général de Lattre de Tassigny, commandant la 1re armée française donne ses directive pour conduire l’opération “Independence” qui a comme finalité la conquête et la libération de Belfort près de la frontière suisse, sur la route Salzbourg-Mulhouse-Lyon.

24 octobre 1944 : le col del Termine conquis

24 octobre 2014

En Italie, la 6e division blindée sud-africaine est toujours aussi performante et ses soldats s’emparent du col del Termine tandis que la 78e division du 13e corps britannique conforte ses positions sur les pentes du mont Spadura. La 61e brigade de la 6e division blindée britannique atteint le mont Orsaro entre le Parma et le Magra. Dans le secteur de la VIIIe armée britannique, la 10e division indienne réussit une avancée significative vers le Ronco et cela en tenant magnifiquement le flanc gauche du 5e corps.

24 octobre 1944 : le golfe de Leyte s’embrase

24 octobre 2014

Si les combats sont effectifs sur les îles de Leyte et Samar, il y a également une importante bataille navale qui se déroule sur l’océan Pacifique dans le golfe de Leyte. La 7e flotte américaine attaque et détruit des unités ennemies qui se dirigent vers Leyte par le détroit de Surigao. Après avoir attaqué une autre escadre ennemie, la IIIe flotte US poursuit vers le nors une troisième escadre qui fait le nécessaire pour l’éloigner et du bras de mer de San Bernardino entre l’île de Samar et celle de Luçon. Il s’agit de faciliter l’accès d’autres navires nippons afin qu’ils attaquent les nouvelles forces de débarquement prêtes à venir soutenir les unités déjà au sol et au contact avec l’adversaire.
Pour l’instant les Japonais n’enregistrent guère de résultats d’autant que les Américains ne semblent pas mordre aux flottes “appâts” de l’ennemi. Pis, le 23 octobre 1944, deux sous-marins US le “Darter” et le “Dace” ont identifié l’escadre de cuirassés du vice-amiral Kurita. A 5 h 32, le “Dater” a lancé trois torpilles et envoyé par le fond le croiseur lourd “Atago”, navire amiral de Kurita puis le même submersible lance deux torpilles contre le croiseur lourd “Takao” qui est très sérieusement endommagé.
A 5 h 54, le “Dace” atteint au moyen de quatre torpilles le croiseur lourd “Maya” qui explose et sombre en quelques minutes. Fort des informations qui lui sont communiquées par les commandants des deux sous-marins, l’amiral Halsey concentre trois Task Groups de la Task Force 38 respectivements aux ordres des contre-amiraux Sherman, Bogan et Davison et placés au nord, au centre et au sud face à l’entrée est du détroit de San Bernardino à l’est des îles Luçon et Samar. Le 24 octobre, une soixantaine d’avions d’assaut japonais attaquent les forces US et si les pilotes du Mikado sont décimés, un bombardier en piqué parvient à toucher le porte-avions “Princeton”. Le bâtiment est secoué par de violentes explosions et coulé dans l’après-midi par le croiseur US “Reno”.
La journée est éprouvante pour l’aéronavale des deux pays. A 10 h 27 le supercuirassé “Musashi” est très sérieusement endommagé par une torpille et une bombe. A 12 h 35, le “Musashi” est frappé par quatre torpilles. Le navire va encaisser dix-neuf torpilles et dix-sept bombes avant de se retourner et de couler vers 19 h 35. On dénombre 984 marins morts et 39 officiers mais plus de 1200 hommes sont sauvés.