20 septembre 1944 : le pont de Nimègue aux mains des Alliés

20 septembre 2014

A Nimègue, le 20 septembre 1944, une attaque coordonnée de la 82e division aéroportée américaine et du 30e corps britannique se termine par l’occupation du célèbre pont par les soldats alliés. La veille, les troupes aéroportées sont déjà parvenues à ce que le 30e corps britannique opère sa jonction avec les parachutistes de la 82e qui ont investi le pônt sur la Meuse près de Grave.
A Arhnem, tous les efforts des Britanniques pour briser les défenses ennemies et s’emparer du pont sur le Rhin demeurent vains. L’ennemi conserve d’excellents angles de tirs et possède encore du matériel et des munitions en conséquence pour interdire ce franchissement que, de part et d’autre on a pour l’heure l’intention de préserver en raison de son intérêt stratégique.

20 septembre 1944 : les marines peinent à Peleliu

20 septembre 2014

Dans le Pacifique aux îles Palau, le 20 septembre 1944, les marines qui se trouvent à Peleliu sont bloqués. A Angaur, les Japonais cessent le combat et les quelques poignées d’irréductibles se réfugient au nord-ouest de l’île où elles se préparent à résister coûte que coûte dans une dépression qui se trouve à proximité du lac Salomé.

20 septembre 1944 : Leclerc ne veut pas rentrer à Paris

20 septembre 2014

La 2e division blindée est en ce 20 septembre 1944 sur l’autre rive de la Moselle et se frotte désormais à la Meurthe. Le groupement Dio est en tête mais les autres le rejoignent sur une ligne nord-sud qui fait la joinctions avec les armées américaines des généraux Patch et Patton. Pour autant, l’idée désormais d’une progression fulgurante n’est plus le scénario le plus raisonnable. Après la prise d’Epinal, la préfecture des Vosges par les Américains, l’état-major allié privilégie le mouvement des troupes vers la Belgique.
La 2e DB doit piétiner sur place selon le mot de Leclerc alors que les conditions météorologiques très pluvieuses rendent le sol particulièrement gras. Leclerc établit son PC au château de Gerbéviller qui est la propriété du marquis de Lambertye. Le Général veut rester à la tête de sa division même s’il sait que le ministre de la Guerre, André Diethelm a d’autres projets et voudrait le voir rejoindre l’état-major général.
Tous les arguments sont employés pour convaincre le comandant de la 2e DB mais il reste imperturbable : “La popularité provisoire et exagérée de mon nom que m’ont valu mon entrée dans Paris et la nervosité des journalistes ne justifient certainement pas ma présence dans la capitale. Les choix des personnes ou les mesures prises pour satisfaire à de pareilles exisgences sont toujours médiocres et sans base solide”.

20 septembre 1914 : les femmes moblisées pour tricoter

20 septembre 2014

Le général de Currières de Castelnau engage le 5e corps d’armée du général Bridoux vers le Nord ce qui est le signal du commencement de la bataille de Picardie, première étape de ce que les stratège nomment la course à la mer. A l’Est, dans le secteur de Verdun, la Ve armée allemande déclenche une attaque importante.
La presse relate l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Reims et les premiers commentaires assurent qu’elle n’est plus qu’une immense ruine. Personne n’imagine qu’il y a une possibilité de la relever. Pour la propagande de l’Entente, c’est une occasion maniffeste de dénoncer la barbarie allemande. L’empereur s’attaque au patrimoine historique de la France après avoir laissé ses troupes commettre des crimes inouïs pendant la phase d’invason de la Belgique et de la France, ce qui doit être dénoncé et porté à la connaissance des gens sur tous les continents.
Ce même 20 septembre 1914 à l’initiative d’Alexandre Millerand, des groupements industriels régionaux sont encouragés. Ils réunissent des entreperises publiques et privées pour résoudre la première crise enregistrée dans la fourniture des munitions.
Un avis est publié dans les journaux pour encourager les femmes à tricoter des gilets et des chaussettes de laine pour les soldats en prévision de l’hiver. Ce qui témoigne qu’on n’est plus sûr que le conflit sera achevé avant Noël. Les lainages doivent être portés au bureaux des journaux avec cette mention : “Le tricot du soldat sous le patronage de la presse française”. Il est précisé que toutes les tailles sont acceptées, pour les grands, les petits, les maigres et les gros.
On annonce aussi ce jour-là que le sous-marin U 17 a torpillé “Le Glitra”, premier bâtiment de commerce envoyé par le fond. A Lorient, la France lance le super-dreadnought “Gascogne”.

Les Belges et les Britanniques devant les Français pour le tourisme de mémoire

20 septembre 2014

Les Belges sont plus enclins à visiter leurs sites de mémoire nationaux liés à la Première Guerre mondiale que les Français, tandis que les Britanniques sont de loin les visiteurs étrangers les plus nombreux, telles sont les conclusions d’une étude présentée le vendredi 19 septembre 2014 à Fromelles (Nord).
Elle a été finalisée par l’observatoire de tourisme belge Westtoer et porte sur le territoire du Westhoek en Belgique (ouest de la Flandre occidentale) et sur les trois départements français du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme. Elle couvre dix sites belges et dix-sept sites français, musées, cimetières ou lieux de mémoire.
L’un des enseignements est que la petite région du Westhoek a reçu en un an, de juillet 2012 à juillet 2013, plus de visiteurs de mémoire (551.000) que le nord de la France (351.000), même si le décompte a pu être faussé par des problèmes de comptage sur des sites français et l’absence de certains lieux, comme la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais).
Cela est dû en grande partie aux nombreux Belges visitant les lieux de mémoire situés sur leur territoire: ainsi 44,1% des visiteurs dans le Westhoek sont Belges, contre 21,9% de Français en visite dans le nord de la France. En volume, le nombre de visiteurs étrangers est sensiblement le même (280.460 dans le nord de la France contre 307.450) avec une très grande proportion de Britanniques, qui représentent presque un visiteur sur deux côté français. Les site français répertoriés accueillent en revanche plus d’Australiens et de Canadiens, avec la présence en Artois et en Picardie de grands monuments dédiés à ces nationalités.
Si Français et Belges n’ont que très peu tendance à traverser la frontière, “les Britannique et habitants des pays du Commonwealth perçoivent la région transfrontalière plus comme un tout, une zone géographique unique à visiter et se déplacent généralement sur plusieurs sites des deux côtés de la frontière”, est-il mentionné dans ce travail. Le front tenu par les troupes de l’Empire britannique était à cheval sur les deux pays.
La très grande majorité des visiteurs interrogés se disent “extrêmement satisfaits”, pour le “respect porté envers le patrimoine de mémoire”. L’étude conclut que «”e tourisme de mémoire engendre des revenus considérables pour les deux territoires concernés”, soit 53 millions d’euros pour le Westhoek et 57 millions d’euros dans le nord de la France.
L’enquête est basée sur 4.900 questionnaires recueillis en Belgique et 1.900 en France, ainsi que sur des bornes de comptage placées dans plusieurs lieux. Elle fait partie du projet européen «Great War : Between the Lines», qui valorisr le patrimoine mémorial dans la zone des Deux Mers (Manche et mer du Nord), concernée par un programme interrégional de coopération.

Centenaire de la Grande Guerre : la prière pour la paix de Notre-Dame de Reims au monde

19 septembre 2014

Lors de l’évocation de l’incendie de Notre-Dame de Reims en ce vendredi 19 septembre 2014, cent ans jour pour jour après le drame provoqué par les obus allemands, Mgr Thierry Jordan a demandé à son prédécesseur Mgr Gérard Defois, archevêque-évêque émérite de Lille de lire cette prière pour la paix adressée par Notre-Dame de Reims au monde. “Dieu, toi que nous appelons Père car tu as souci de tout homme, nous croyons que tu ne cesses d’agir au sein de notre humanité encore désunie et déchirée. Nous l’avons vu, dans cette cathédrale, des adversaires d’autrefois peuvent se tendre la main, des peuples qui s’opposaient peuvent accepter de parcourir ensemble un même chemin. Comme ceux qui ont scellé ici même cette réconciliation, nous le croyons : quand l’homme accueille le souffle de ton Esprit, le désir de s’entendre l’emporte sur la guerre, la soif de vengeance fait place au pardon, les antagonismes s’ouvrent à une construction commune. Aussi Dieu notre Père, nous te confions tous les artisans de paix. Soutiens leurs efforts, renforce leur courage, porte les plus loin que les rancunes, les blessures, les intérêts propres qui marquent les personnes et les peuples. Nous te le demandons par Jésus, ton Fils : Car c’est par Lui que nous arrive la véritable paix”.
Dans cette prière a été fait référence à la réconciliation franco-allemande du 8 juillet 1962 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer et au cinquantième anniversaire de ce grand moment célébré toujours dans la cathédrale par François Hollande et Angela Merkel le 8 juillet 2012.

Grande Guerre : le centenaire de l’incendie de la cathédrale de Reims célébré

19 septembre 2014

Un temps du souvenir, de réflexion et de prière a été organisé le vendredi 19 septembre 2014 à 18 heures à la cathédrale Notre-Dame de Reims à l’initiative de Mgr Thierry Jordan, archevêque de Reims. Après l’accueil du père Jean-Pierre Laurent, curé des lieux et en présence de très nombreux touristes, ce moment émouvant a débuté par la lecture du récit de l’agonie de Notre-Dame d’Albert Londres par Étienne Braidy. “Elle est debout mais pantelante, Nous suivons la même route que le jour où nous la vîmes entière”.
Après l’interprétation du “De Profundis” de Maurice Dupré par le chœur “Ars Vocalis” et la lecture d’un extrait du livre d’Isaïe, Mgr Thierry Jordan a pris la parole et a notamment déclaré : “Et maintenant, héritiers de l’histoire meurtrie, nous voici ensemble à nouveau, pour faire mémoire. Le mot revient souvent ces temps-ci. On commémore et on commémorera. Je dois dire que les manifestations déjà intervenues depuis le début d’août et celles qui sont programmées, au plan national comme au plan local, s’inscrivent dans un cadre auquel tous adhèrent. Souvenir des victimes civiles et militaires, éloge du patriotisme et du courage, pensée pour les obscurs qui ont fait leur devoir, pour les femmes chefs de famille, pour les soignants et ceux qui ont ouvert leur cœur et partagé.
La mémoire est cependant une démarche hautement active. Nous ne regardons pas qu’en arrière, pour ne pas oublier, nous regardons maintenant et demain. Lorsque les chrétiens font mémoire du Christ Jésus à sa demande, c’est pour que l’offrande sur la Croix s’inscrive en eux et soit rendue présente jusqu’à la fin des temps. Ainsi la puissance de vie qui jaillit de la mort devient-elle le souffle de toute action au service des autres, et l’inspiration qui peut donner sens à toute mission reçue.
Aujourd’hui l’horizon du monde se révèle particulièrement préoccupant, voire même tragique. Il n’est pas utile de préciser où, dans quel pays. Il n’y a d’ailleurs pas qu’un seul pays, une seule zone géographique concernés. Nous percevons en quoi il faut être vigilants, ce que nous devons tenir pour le bien de la nation et le bien des peuples, pour le vivre ensemble qui est l’objectif le plus noble”. Puis a été chantée la messe de la délivrance de Théodore Dubois, toujours par le chœur “Ars Vocalis” avant une invitation à la prière.

Commémorations : les généraux de Villiers et Dempsey à Omaha Beach

19 septembre 2014

A l’heure où les Rafale de l’armée de l’air délivraient leurs premières munitions, des bombes GBU-12 contre un dépôt des terroristes de Daesh en Irak, les chefs d’état-major français et américain fleurissaient les tombes des GI tombés à Omaha Beach lors du déclenchement de l’opération Overlord, le débarquement allié sur cinq plages de Normandie. Le général Pierre de Villiers est un passionné d’histoire et un ardent défenseur du travail d’histoire pour nourrir le devoir de mémoire. Il est l’origine du grand temps mémoriel “100 unités, 100 drapeaux et 100 combattants” qui a eu lieu dans toute la France le samedi 6 septembre 2014, jour du centenaire du commencement de la première bataille de la Marne. Le général Pierre de Villiers s’était déjà déplacé en Normandie pour le soixante-dixième anniversaire du Débarquement et en Provence le 15 août lors de la commémoration de l’opération “Dragoon”.
Ce nouveau pèlerinage mémoriel intervient alors que le général Dempsey a fait étape en France, sur le chemin de la Lituanie, où l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) réunit à compter du vendredi 19 septembre 2014 son conseil des chefs d’état-major des pays-membres, un réunion qui a lieu au moins une fois par an.
Le jeudi 18 septembre 2014, le général Dempsey avait été reçu chez le chef d’état-major des armées françaises par la Garde Républicaine à cheval et une garde au drapeau du 3e régiment d’infanterie de marine (RIMa). Le général américains a été fait commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur.
Les deux généraux ont dû évoquer la situation au Sahel ainsi qu’en Irak au cours de leurs échanges.

169e anniversaire des combats de Sidi Brahim

19 septembre 2014

La commémoration des combats de Sidi Brahim ainsi que la transmission du drapeau des Chasseurs entre le 16e bataillon de chasseurs et le 27e bataillon de chasseurs
alpins se dérouleront au château de Vincennes le samedi 20 septembre 2014. Cette bataille, menée entre le 21 et le 26 septembre 1845, notamment, par le 8e bataillon de chasseurs à pied, a prouvé la cohésion et la volonté particulières de cette troupe qualifiées depuis « d’esprit chasseur ». Cet événement est célébré habituellement dans tous les régiments de chasseurs. Cela a longtemps été le cas à Reims lorsqu’y existant le 1er groupe de chasseurs. Malheureusement l’unité a été dissoute, la caserne du boulevard Pommery, ses hangars et ses bâtiments annexes ont été rasés et remplacés par un nouveau quartier avec des immeubles d’habitation et des pavillons ainsi qu’avec l’implantation des nouveaux casernement de la compagnie de gendarmerie de Reims, donnant sur la rue Verrier.

70e anniversaire de la Libération : Kader Arif aux Antilles

19 septembre 2014

Le secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire Kader Arif est aux Antilles du mercredi 17 au samedi 20 septembre 2014 afin de rendre hommage aux anciens combattants antillais ainsi qu’aux dissidents qui ont soutenus la France libre. Il s’agit de faire revivre la mémoire en la transmettant
aux nouvelles générations. Le ministre tient aussi à exprimer son soutien aux forces armées aux Antilles. En Martinique, Kader Arif a notamment renouvelé la
convention des cadets de la défense et s’est rendu à bord de la frégate de surveillance Germinal pour constater l’expertise de la marine en matière de lutte contre le narcotrafic.
En Guadeloupe, les vendredi 19 et samedi 20 septembre 2014, Kader Arif rencontre des élèves lauréats du concours national de la résistance et de la déportation. Il se fait présenter le dispositif du service militaire adapté, le service militaire d’insertion socioprofessionnelle au sein des Outre-mer.