5 décembre 1942: situation critique en Tunisie

Les forces britanniques qui ont été sévèrement malmenées par les éléments motorisés de l’armée allemande dans la région de Tebourba font l’inventaire des pertes importantes qu’elles viennent de subir. Vingt-cinq chars d’assaut, sept engins blindés, une quarantaine de canons et environs trois cents véhicules manquent à l’appel. Ce qui signifient aussi que d’importantes quantités de munitions ne vont pas être relayées pour ravitailler les unités en première ligne. Les Alliés ont également perdu quatre cents soldats désormais prisonniers de l’Axe.

La journée du 5 décembre 1942 est aussi préoccupante. Les raids aériens et les batailles d’interception se multiplient dans le ciel tunisien. Les Anglais perdent au cours de la journée quatorze appareils, les Allemands et les Italiens dix. Eisenhower prend la dimension du problème tunisien que le général de Gaulle a déjà exposé sans être vraiment écouté.

Le responsable des opérations de débarquement en Afrique du Nord fixe au 9 décembre le commencement d’une offensive générale sans trop se préoccuper de la santé de la 1re armée britannique qui ne peut pas être ravitaillée dans de bonnes conditions. Les Américains sont sous pression parce que les positions de la 1re division blindée US sur les hauteurs d’El Guessa sont directement menacées par les unités de coalition italo-allemande.

Depuis le 1er décembre, les Alliés sont en difficulté et vulnérables en tout point de la Tunisie. Les choix du général allemand von Arnim s’avèrent payants. L’ attaque de ses blindés suivis de ses colonnes de fantassins, le tout appuyé par les norias des appareils de la Luftwaffe donne des résultats.

Les Britanniques procèdent à une retraite par échelon mais enregistrent beaucoup de perte. Le rattachement de la 1re division blindée US à la 78e division anglaise ne change rien tandis que les avions de l’Axe bombardent Alger et Bone.

Sur mer, la situation n’est guère plus encourageante. L’accrochage entre une formation italienne composée de trois contre-torpilleurs et deux torpilleurs et un groupe anglais constitué de deux croiseurs de quatre-torpilleurs, n’empêche pas les Britanniques d’avoir un croiseur sérieusement endommagé contre un seul contre-torpilleur de l’Axe envoyé par le fond.

Bien sûr les Américains se félicitent que leur bombardement du 4 decembre 1942 sur Naples leur ait permis de couler le croiseur léger “Muzio Attendolo” et de gravement endommager deux croiseurs “Eugenio di Savoia” et Monte-Cuccoli”. Mais cette frappe des Liberator venus d’Egypte a surtout fait de nombreuses victimes civiles. On parle d’environ 160 tués et de plus de 350 blessés. L’urgence est de dégager les régiments en difficultés sur le théâtre tunisien.

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