18 décembre 1942: l’extermination des Juifs dénoncée

Le 17 décembre 1942, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’URSS et le Comité national de la France combattante à Londres reconnaissent que les Juifs d’Europe sont en train d’être exterminés: ” Les Etats s’engagent à ce que les responsables de ces crimes n’échappent pas au châtiment”.
Le 18 décembre 1942, dans l’émission “Les Français parlent aux Français” on relaie cette prise de position commune face à la politique de discrimination et d’exécution de masse qui est conduite par le IIIe Reich. Que faire d’autre pour arrêter ce massacre que de gagner la guerre au plus vite. Bombarder les lieux de rassemblement et les camps d’extermination ne peut pas empêcher de très nombreuses victimes et c’est un vrai cas de conscience qui se pose aux Alliés.
Le département d’Etat et le Foreign Office qui sont demeurés très longtemps hésitants à l’examen des informations communiquées par la Résistance polonaise comprennent que des comportements aberrants sont pratiques quotidiennes et illustrent une déshumanisation de l’homme par les nazis d’une dimension sans précédent.
Déjà lorsqu’il avait reçu à la Maison Blanche une délégation de représentants israélites le 8 décembre 1942, le président Roosevelt leur avait déclaré: “Le gouvernement des Etats-Unis est parfaitement au courant de la plupart des faits sur lesquels vous attirez aujourd’hui mon attention. Nous en avons malheureusement reçu confirmation par de nombreuses sources”.
Depuis l’été les positions ont donc évolué. Le rapport remis par le consul suédois à Stettin, Karl Ingve Vendel sur des confidences faites par des officiers allemands n’est plus considéré comme une opération de désinformation. Les renseignements remis par un industriel allemand Rduard Schulte depuis Zurich ne sont plus regardés comme une manipulation des services allemands. La note de synthèse communiquée par le directeur du bureau genevois du Congrès juif mondial Gerhart Riegner n’est plus jugée comme une exagération infernale de la réalité à l’Est. N’écrivait-il pourtant pas que des informations alarmantes en sa possession confirmaient qu’au QG du Führer, un plan massif de déportation des Juifs vers l’Est était étudié et déjà appliqué en partie? Ne précisait-il pas: “Les moyens d’exécution sont encore en discussion mais ils prévoient l’usage de l’acide prussique”. Mais il ajoutait: ” Nous transmettons cette information avec toutes les réserves d’usage car l’informateur est attesté comme ayant des liens proches avec les plus hautes autorités allemandes”.
Il insistait tout de même pour dire que ses rapports étaient habituellement digne de foi. Il est patent que la décision conjointe des Alliés de dénoncer solennellement l’extermination des Juifs démontre que toutes les sources d’information recoupées aboutissent aux mêmes conclusions tragiques. Le fait de dire que les criminels seront jugés et une manière de prendre date et de bien montrer qu’il s’agit d’une initiative de justice et non de la décision d’un vainqueur possible.

1 Commentaire

  1. baldioli le 18 décembre, 2012

    le 18 décembre on dénonce mais combien de temps auparavant sous les yeux de la population les juifs disparaissaient je trouve que cela était tardif en plus dans son livre adolf Hitler l avait prévu et programmé

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